Politique

La « galaxie Stérin » dans le viseur de la commission du Sénat sur le financement privé des politiques publiques

La « galaxie Stérin » dans le viseur de la commission du Sénat sur le financement privé des politiques publiques

L’intitulé de la commission a été volontairement défini de façon large pour embrasser un vaste périmètre d’investigation. « Mais, vous l’avez compris, on a en tête tout de ce qui navigue autour de la galaxie de Pierre-Edouard Stérin », avait glissé, en janvier, la sénatrice socialiste Colombe Brossel (Paris), lors du lancement de la commission d’enquête du Sénat « sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé et des risques en matière d’influence, d’absence de transparence financière et d’entrave au fonctionnement de la démocratie ». Une instance créée à l’initiative du Groupe socialiste, écologiste et républicain et présidée par Sonia de La Provôté (Union centriste, Calvados).

Six mois plus tard, ses conclusions sont sans ambiguïté. Présenté mercredi 15 juillet, le rapport de la commission dénonce une « immixtion de stratégies d’influence » sur les politiques publiques, rendue possible « par l’opacité de certaines structures privées ». Dans son viseur notamment, donc : les activités de l’entrepreneur et mécène Pierre-Edouard Stérin, à l’origine, entre autres, du projet Périclès, qui entend pousser à la victoire d’une « politique de droite libérale conservatrice ». Au-delà, « nous faisons face à un écosystème opaque et à une véritable zone grise de l’intérêt général », affirme la rapporteure Colombe Brossel en pointant un contrôle « défaillant » de la part de la puissance publique.

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