France-Suède : une défense plus exposée, le prix de la révolution offensive des Bleus
D’une grande compétition à la suivante, les Bleus de Didier Deschamps ont rarement le même visage. A l’Euro 2024, au milieu d’une crise politique déclenchée par la tenue d’élections législatives anticipées, les Français n’avaient trouvé que peu de réconfort dans leur sélection nationale, qui les plongeait dans un profond ennui. En Allemagne, les coéquipiers de Kylian Mbappé avaient toutes les peines du monde à marquer, mais n’avaient encaissé qu’un but – sur penalty – avant la demi-finale perdue face aux futurs champions d’Europe espagnols (1-2).
Deux ans plus tard, l’affaire s’est inversée à la Coupe du monde puisque en équipe de France, désormais, c’est le secteur offensif qui rassure, quand la défense inquiète. Au moment d’aborder le seizième de finale face à la Suède, mardi 30 juin, l’arrière-garde tricolore a encaissé au moins un but dans sept de ses huit derniers matchs. Lors du succès face à la Norvège (4-1), les Bleus auraient même pu en concéder davantage, sans deux arrêts déterminants d’un Mike Maignan retrouvé.
« On a une équipe pimpante, qui fait des étincelles. Le revers de la médaille, c’est que parfois, il y a un déséquilibre », admettait Guy Stéphan, qui officiait sur le banc ce soir-là, après le match. Le système actuel fait la part belle aux Kylian Mbappé, Michael Olise ou encore Ousmane Dembélé, au risque de mettre davantage la défense en danger. « Il y a des points à gommer car on va affronter des adversaires avec une plus grande qualité », soulignait l’adjoint de Didier Deschamps, qui n’a certainement pas oublié la défaite spectaculaire face à l’Espagne (4-5), en juin 2025, au moment où les Bleus commençaient à adopter ce schéma tourné vers l’offensive.
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