Politique

Fête de la musique : Maud Bregeon soutient la décision du préfet de police d’interdire le concert de LFI

Fête de la musique : Maud Bregeon soutient la décision du préfet de police d’interdire le concert de LFI

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a jugé jeudi 18 juin sur BFMTV-RMC que la préfecture de police de Paris était « dans son rôle » en interdisant le concert organisé par La France insoumise (LFI) dimanche à Paris en raison de la présence « d’invités qui ont tenu par le passé des propos injurieux notamment à l’encontre des forces de l’ordre ». « Elle constate des risques de trouble à l’ordre public », a-t-elle précisé.

LFI a annoncé qu’elle déposerait un recours devant le tribunal administratif contre cette décision prise mercredi au motif de la venue à ce concert gratuit de personnalités comme celles du Comité Adama, notamment sa fondatrice Assa Traoré, ainsi que le rappeur Médine.

Mme Bregeon a rappelé jeudi qu’il y aurait pour la police dans la capitale « plus d’une cinquantaine de zones à sécuriser » dans des conditions « pas faciles », en raison de l’« affluence » et des fortes chaleurs attendues. « On voit bien dans la réaction de la France insoumise qu’ils sont encore dans une stratégie de conflictualisation de toutes les décisions, y compris lorsqu’elles sont prises par des représentants de la République », a-t-elle critiqué.

26 000 personnes à Saint-Denis « sans aucun incident »

Mercredi soir, le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a annoncé un recours contre cette décision, tandis que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur son compte X « un scandale démocratique grave en période électorale ». Réagissant aux propos de Mme Bregeon, Manuel Bompard a estimé jeudi sur X que « la porte-parole de l’autoritarisme ment allègrement à la télévision ».

Selon lui, « les “invités” dont elle parle ne sont pas au programme du concert prévu dimanche » sur la place de la République, et si cette logique devait être appliquée, « il faudrait faire annuler tous les concerts avec du Renaud, du Brassens ou du NTM ». « Il n’y a aucun problème de maintien de l’ordre autour de cet événement, comme nous en avons fait la démonstration à chaque reprise, encore il y a quelques jours en réunissant 26 000 personnes à Saint-Denis sans aucun incident », a-t-il complété.

La porte-parole du gouvernement a par ailleurs dénoncé « la stratégie de sédition » selon elle développée par le maire « insoumis » de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, qui a estimé que « siffler la Marseillaise » dans les stades de football pouvait être un « droit légitime ». « Ça en dit long sur leur rapport à la République », a-t-elle soupiré, estimant qu’il ne s’agissait pas d’un « dérapage » mais d’une « stratégie politique, c’est une stratégie de conflictualité et une stratégie de sédition vis-à-vis de nos valeurs républicaines ».

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