A Saint-Priest, dans la métropole de Lyon, lundi 15 juin, le thermomètre flirte déjà avec les 35 °C. Dans l’usine de l’entreprise Montabert, un site de 60 000 mètres carrés, dont 23 000 couverts, qui fabrique brises-roche et perforateurs hydrauliques, la chaleur des jours à venir s’annonce insupportable. « Nous allons activer le niveau 2 du plan canicule, et sans doute le niveau 3 en fin de semaine », indique la présidente de l’entreprise, Christine Champoiral. Cela se traduira, entre autres, par la mise à disposition de ventilateurs et de brumisateurs, l’aération des locaux la nuit, de distribution d’eau aux ouvriers et, si nécessaire, par l’allongement des temps de pause et la possibilité de prendre des douches. Le plan canicule peut aussi conduire à réorganiser les tâches pour effectuer les plus pénibles aux heures les moins chaudes, ou à limiter les travaux en extérieur.
La régularité des épisodes de fortes chaleurs rend désormais la question de l’organisation du travail à plus de 25 °C ou 30 °C difficilement contournable. Si le code du travail ne prévoit pas de température au-delà de laquelle il conviendrait de suspendre l’activité, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) estime qu’une vigilance est nécessaire à partir de 28 °C pour un travail physique, et de 30 °C pour un travail de bureau. Les employeurs, responsables de la santé de leurs salariés, sont tenus d’évaluer et de prévenir les risques.
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