Politique

Gilles Simeoni : « Si l’autonomie est rejetée, ce serait un déni démocratique de la société corse »

Gilles Simeoni : « Si l’autonomie est rejetée, ce serait un déni démocratique de la société corse »

Gilles Simeoni, avocat et homme politique de 59 ans, est le grand artisan du projet de statut d’autonomie de la Corse. Il a dirigé l’exécutif corse de 2015 à début 2026 avant de démissionner pour redevenir maire de Bastia. Pendant ces dernières semaines, il a rendu visite à tous les chefs de groupes parlementaires, y compris Marine Le Pen qu’il n’avait encore jamais rencontrée, afin de les convaincre d’adopter le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République », en débat à l’Assemblée nationale à partir de mardi 16 juin.

La présentation du projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse à l’Assemblée nationale est-elle l’aboutissement de votre démarche politique ?

Nous n’y sommes pas encore. Il faut que ce projet soit adopté sans être dénaturé. La partie ne sera pas facile mais j’ai bon espoir. Nous avons déjà fait un très long chemin depuis près de vingt ans avec le choix de renoncer à la violence et d’opter pour la seule action démocratique, puis la structuration politique du camp nationaliste autour de la revendication d’autonomie comme point d’équilibre.

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