Les alertes sur l’augmentation de la mortalité périnatale se succèdent, et le débat sur les causes de cette tendance haussière, propre à la France, ne se tarit pas. Après l’Académie de médecine, la Cour des comptes, les interpellations d’organisations professionnelles ou de parlementaires, c’est au tour de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de se pencher sur le phénomène.
Dans un rapport de 300 pages remis au ministère de la santé mi-février, mais qui n’a été diffusé que mercredi 5 août après qu’un article du Canard enchaîné en a dévoilé les grandes lignes, l’IGAS livre sa propre analyse quant au rôle de l’offre de soins, et plus particulièrement sur le point inflammable des petites maternités, dont les fermetures se sont multipliées ces dernières décennies. Pour lutter contre la hausse de la mortalité infantile, les députés ont d’ailleurs voté en première lecture, en mai 2025, un moratoire sur les fermetures des petites structures.
C’est dans ce contexte politiquement sensible que l’IGAS, instance d’évaluation des ministères sociaux, partage son diagnostic. « Contrairement aux idées reçues, la mission constate que les restructurations de l’offre de maternités (…) n’expliquent pas à elles seules cette dégradation », met en avant l’IGAS dans le communiqué accompagnant la diffusion du rapport. Avant d’apporter un éclairage : « Il ne semble pas qu’un modèle type d’organisation territoriale optimale des maternités puisse être mis en avant de façon convaincante ». Une manière de repousser les arguments de nombre de professionnels de santé, qui pointent les petites maternités comme un risque pour la sécurité, faute d’effectifs et d’équipes stables.
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