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Hollande, Cazeneuve, Glucksmann : la gauche sociale-démocrate cherche toujours son candidat

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L’horizon était censé s’éclaircir le 9 juillet. Au sein de la gauche réformiste, tous étaient suspendus à la décision des militants socialistes, devant trancher entre une primaire ouverte aux sympathisants – défendue par le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure – et un processus de désignation réservé aux adhérents – promu par ses opposants. Attendu depuis des mois, ce choix décisif devait enfin clarifier la situation et lancer le top départ de la campagne du côté de l’espace social-démocrate pour désigner son champion à la présidentielle de 2027.

Dix jours après la victoire de la seconde option, et alors que la trêve estivale approche à grands pas, force est de constater que le brouillard ne s’est pas vraiment levé. Entre un Olivier Faure qui tergiverse, un François Hollande qui se prépare, un Raphaël Glucksmann qui se laisse trois mois de réflexion et un Bernard Cazeneuve qui se positionne, cette partie de la gauche peine à se mettre en ordre de bataille et elle multiplie les candidatures qui n’en sont pas vraiment.

Vendredi 17 juillet, Bernard Cazeneuve n’a pas apporté beaucoup plus de clarté. Dans une lettre de 86 pages adressée aux Français, l’ancien premier ministre (décembre 2016-mai 2017) regrette « une parole politique qui s’est abîmée » et détaille un projet aux allures de programme de candidat. Pour autant, le fondateur de La Convention, un mouvement qu’il a lancé après les accords législatifs de 2022 entre le PS et La France insoumise (LFI), jure noir sur blanc qu’il « n’écri[t] pas pour ajouter [son] nom à la liste des prétendants ». « Si je peux être utile, je le serai », ajoute-t-il sobrement.

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