La multiplication des ambitions pour 2027 n’est pas l’apanage du bloc central. Alors que la gauche réformiste connaît une floraison de candidatures à l’Elysée, une partie du camp présidentiel surveille avec attention ce qui s’y passe.
Peu convaincus par les candidatures de Gabriel Attal et d’Edouard Philippe, et effrayés à l’idée d’un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise, des élus de l’aile gauche du parti macroniste comme du MoDem vont jusqu’à affirmer qu’ils seraient prêts à soutenir dès le premier tour un prétendant social-démocrate s’il était le mieux placé… Qu’il s’appelle Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et même François Hollande.
A condition de créer une coalition des forces « progressistes », rassemblant jusqu’à la droite modérée. C’est le cas de la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, des ex-premiers ministres Elisabeth Borne et François Bayrou, des anciens ministres Eric Lompard et Clément Beaune, ou encore de l’eurodéputé Pascal Canfin.
Au sein de l’aile gauche historique macroniste, qui s’est largement rétrécie depuis 2017 au gré des revers électoraux et des durcissements de la ligne du camp présidentiel en matière de sécurité et d’immigration, plusieurs figures ont acté ces dernières années un retour à gauche.
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