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Incendies : au centre hospitalier Charles-Perrens de Bordeaux, on redoute une recrudescence des prises en charge psychiatriques

Incendies : au centre hospitalier Charles-Perrens de Bordeaux, on redoute une recrudescence des prises en charge psychiatriques

Dans le jardin attenant à son unité, le docteur Chantal Bergey, cheffe des urgences psychiatriques du centre hospitalier Charles-Perrens à Bordeaux profite d’une courte pause. Ici, des patients ont planté des végétaux dans le cadre d’un projet de « jardin sensoriel ». Une parenthèse douce et nécessaire dans le chaos ambiant. Depuis plus d’une semaine, la psychiatre bordelaise est sur le pont, pour affronter le « tsunami » qui a commencé à émerger. « Le feu, c’est violent, c’est la destruction de tout », explique-t-elle, et les événements, notamment les évacuations opérées dans l’urgence, se sont enchaînés de façon « extrêmement rapide » et traumatisante.

Depuis cette nuit, les urgences psychiatriques connaissent une légère augmentation de leur fréquentation. Trente patients depuis hier en fin de journée contre vingt passages en moyenne le reste de l’année. Après des heures complexes, surtout, les équipes constatent un changement de profils : beaucoup de personnes qui ont été évacuées, « quelques patients délirants, maniaques par privation de sommeil ou soumis au stress intense… », poursuit celle qui est également cheffe de Pôle de Psychiatrie d’Urgence et des secteurs Médoc-Arcachon (PUMA). Alors, les équipes tentent d’anticiper. « On se prépare à faire de la “décrise” chez des patients adultes », s’inquiète le docteur Bergey.

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