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Jean-Pierre Papin : « Le foot a été ma bouffée d’oxygène, mon étoile à suivre »

Jean-Pierre Papin : « Le foot a été ma bouffée d’oxygène, mon étoile à suivre »

Dans les rues d’Arcachon (Gironde), où il vit, Jean-Pierre Papin, 62 ans, peut difficilement faire 10 mètres sans être interpellé. « J’accepte tous les autographes et tous les selfies. Je me considère comme quelqu’un de sympa », confie-t-il devant un buddha bowl et un verre de bordeaux. Ballon d’or 1991, le célèbre « JPP » – ou « P.A.P.1 », immortalisé par les Guignols – partage son temps entre des conférences sur la performance et l’association Neuf de cœur, qu’il a créée après la naissance de sa fille, déficiente mentale.

Je ne serais pas arrivé là si…

Si j’avais pu devenir vétérinaire… J’étais passionné par le foot. Mon père avait été joueur professionnel, à Boulogne-sur-Mer [Pas-de-Calais], avant de reprendre la poissonnerie familiale avec ma mère. Elle allait le voir jouer en me promenant en poussette. L’effusion des tribunes a-t-elle eu une influence sur moi ? Je n’en sais rien. J’avais très peu de jouets à la maison, mais j’avais des ballons. Dans la cour de récré, nous tapions dans une boule de papier enroulée de scotch, avec laquelle je jonglais également. A chaque rentrée scolaire, il y avait cette fiche de renseignements à remplir où on vous demande ce que vous voulez faire plus tard. Je répondais invariablement vétérinaire ou footballeur. Mais comme je n’étais pas bon en maths, devenir véto restait un vœu pieux. Ce fut donc footballeur.

Un choix par défaut ?

Non, mais ma préférence était de devenir vétérinaire. Mes parents avaient divorcé et j’habitais chez ma grand-mère paternelle, qui m’avait acheté un chien, car j’étais enfant unique. J’ai toujours éprouvé un grand amour pour les animaux. Ma grand-mère a eu un rôle fondamental dans ma vie. A 16 ans, je suis allé passer les tests de sélection à l’Institut national du football de Vichy [l’ancêtre du Centre national du football, installé à Clairefontaine, dans les Yvelines] sans le dire à mon père avec qui je ne m’entendais pas bien. Lui voulait que j’intègre le centre de formation de Valenciennes [Nord].

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