L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR
Six cent vingt mille spectateurs se sont déplacés, depuis le 3 juin – date de sortie de La Bataille de Gaulle. L’âge de fer – pour se remettre, en cette période incertaine, dans la simplicité tranchante de la geste gaullienne. Pour voir aussi comment l’acteur Simon Abkarian, qui l’incarne, descendrait un escalier d’une telle hauteur. Pour faire plus ample connaissance, possiblement, avec le réalisateur Antonin Baudry – auteur d’un premier long-métrage remarqué (Le chant du loup, 2019), suspense emboîté dans un sous-marin nucléaire (genre rare en France) salué par 1,5 million de spectateurs.
Son défi gaullien, de plus grande ampleur encore, courait un réel danger artistique et commercial. Le box-office du premier volume, non négligeable en lui-même, laisse à cet égard un peu à désirer rapporté à un budget situé entre 70 millions et 100 millions d’euros.
Après L’Age de fer, qui se suspendait en 1942, J’écris ton nom, allusion au poème de Paul Eluard Liberté, paru clandestinement la même année – sillonne 1943 et 1944. On quittait le premier sur l’image forte du jeune résistant Fernand Bonnier de la Chapelle assassinant à Alger l’amiral Darlan le 24 décembre 1942, commandant en chef des forces françaises de Vichy. Et sur l’incertitude dans laquelle était toujours le général de Gaulle de se voir reconnu par les alliés comme le représentant légitime de la France libre.
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