Progressivement, la réalité de la guerre au Moyen-Orient rattrape les marchés du pétrole et se propage au reste de l’économie. Pour la 12e nuit de suite, les Américains ont bombardé l’Iran, entre mercredi 22 et jeudi 23 juillet, tandis que le régime iranien continue de répliquer de façon sporadique à travers le Moyen-Orient, y compris sur les bases militaires des Etats-Unis. Par ailleurs, un deuxième front s’est ouvert en mer Rouge, quand les houthistes, un groupe basé au Yémen et soutenu par l’Iran, y ont attaqué deux pétroliers saoudiens. Au moins l’un d’entre eux a été touché.
Logiquement, le prix du pétrole retrouve des niveaux élevés. Jeudi, il a touché la barre des 100 dollars pour le baril de brent pour la première fois depuis le 22 mai. Quant au gaz, il dépasse 62 euros du mégawattheure pour le transfert de titre facilité, le cours de référence en Europe, à son plus haut niveau depuis la fin de 2022.
Mécaniquement, ce regain de tension se répercute sur l’économie. De l’énergie plus chère signifie plus d’inflation, et des marchés qui anticipent que les banques centrales vont augmenter leurs taux d’intérêt. Le taux d’emprunt de l’Etat français, pour les obligations à dix ans, a dépassé, jeudi, 4 %. Une première depuis la fin de 2008, il y a dix-huit ans.
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