Julien Jurdie avait prévenu : l’avant-dernière journée de course du Tour de France, entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe-d’Huez (Isère), allait être à la fois « l’étape piège » et « l’étape clé » de la 113e édition de la course. Le directeur sportif de l’équipe Decathlon CMA CGM savait que Paul Seixas et le reste du peloton entraient dans le « money-time », samedi 25 juillet, et espérait que son jeune leader de 19 ans ne craquerait pas face à « des difficultés montant crescendo » à la conclusion d’un triptyque alpestre.
Quatrième à la veille d’affronter l’étape reine, le Français pouvait encore rêver de renverser la table et de doubler le Mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG) son rival pour le podium et le maillot blanc de meilleur jeune. Il n’avait que 24 secondes de retard avant d’affronter les cols de la Croix-de-Fer (24 km à 5,2 %), du Télégraphe (11,9 km à 7,1 %), du Galibier (17,7 km à 6,9 %) de Sarenne (12,8 km à 7,3 %), et les derniers lacets de l’Alpe-d’Huez.
Un menu copieux, et même un peu trop pour Paul Seixas. Devenu une figure populaire au fil de ses exploits du mois de juillet, le Français a lâché prise quand il n’y avait plus personne pour s’en rendre compte, à l’exception de ses rivaux et d’une caméra. Dans le col de Sarenne, fermé au public pour des raisons de sécurité et de préservation de l’environnement, le Français a soudainement baissé la tête, laissant filer Isaac Del Toro et les trois autres membres du top 5, dont son compatriote Lenny Martinez (Bahrain Victorious).
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