La « guerre des communications », nouveau terrain de chasse du secteur des télécoms et de l’industrie de la défense
S’il est un domaine considéré comme de plus en plus critique pour la réussite des opérations militaires, c’est bien celui des télécommunications. Les « coms », comme on les appelle dans le jargon militaire, ont toujours été un des nerfs de la guerre. Mais leurs stratégies d’utilisation sont en train d’être complètement revisitées. A la fois du fait de l’essor des possibilités de connexion via les réseaux satellitaires comme Starlink, mais aussi d’un intérêt croissant pour les capacités de la 5G. Une aubaine bien comprise par un certain nombre d’industriels, à commencer par les groupes de télécoms.
Plusieurs d’entre eux, comme Nokia et Ericsson, ont profité du salon Eurosatory, qui a eu lieu à Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 15 au 19 juin, pour présenter des solutions aux armées. A cause de la multiplication des drones et des moyens d’observation à diverses altitudes, qu’il s’agisse de ballons ou de satellites dotés de capteurs en tout genre (optique, infrarouge, électromagnétique), le champ de bataille est en train de devenir de plus en plus « transparent ».
Pour retrouver de la discrétion et essayer de se fondre dans la masse des utilisateurs des réseaux civils, l’une des options régulièrement envisagées par les armées est donc de se convertir à l’usage de la 5G. A l’instar des troupes ukrainiennes, qui font face à l’invasion russe depuis 2022.
Il vous reste 79.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.