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La moitié des aidants ayant besoin de répit peinent à l’obtenir : « J’étais trop épuisée pour prendre le temps de chercher »

La moitié des aidants ayant besoin de répit peinent à l’obtenir : « J’étais trop épuisée pour prendre le temps de chercher »

« J’étais en train de tomber dans le trou mais je n’en avais pas vraiment conscience. » En juillet 2022, la gériatre a bien vu que Jean-François Febvay n’allait pas bien, « épuisé mentalement » par la dégradation des facultés de sa femme, atteinte d’une aphasie dégénérative. La spécialiste l’a orienté vers une structure réservée aux aidants, près de Remiremont (Vosges), où le couple a pu participer à des activités de groupe, théâtre, cuisine, chant… « J’étais isolé. Mes amis, à part dire : “Bon courage, prenez soin de vous”, ne savaient pas quoi faire. Ça fait du bien d’avoir des gens qui comprennent ce que nous vivons. »

Le retraité a ensuite accepté progressivement des heures d’aide à domicile, un passage quotidien pour la toilette, et trois séjours de répit de quelques jours. Il a tout de même dû se résoudre, le cœur déchiré, à confier sa femme à un Ehpad en avril. « Tout ça n’empêche pas la maladie de progresser, mais ça vous soulage. »

Si le répit est l’un des axes de la stratégie nationale pour les aidants 2023-2027 du gouvernement, tout le monde n’y a pas accès. En raison de freins multiples, seuls 49 % des aidants exprimant le besoin de faire une pause estiment en bénéficier de manière satisfaisante, selon une étude publiée par la Drees, le service statistique du ministère de la santé à l’occasion de la Journée nationale des aidants, mardi 6 octobre.

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