La présidente Les Républicains (LR) de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a annoncé jeudi 11 juin avoir demandé à son premier vice-président, Jean-Michel Aulas, de se mettre en retrait de l’institution après la plainte pour viol visant un de ses proches conseillers pour les municipales.
Dans un communiqué publié au lendemain de la révélation de cette plainte, Mme Sarselli explique avoir, « compte tenu de la gravité des accusations », demandé à rencontrer « trois élus de la Métropole cités nominativement dans les médias ». Son entourage a confirmé qu’il s’agissait de Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, auxquels une jeune militante avait dit en février avoir été violée par soumission chimique un mois plus tôt par le directeur de la communication de la campagne des municipales à Lyon de l’ex-patron de l’Olympique lyonnais.
« Suite à cette rencontre, je leur ai demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives de la Métropole de Lyon, en respect de la victime présumée et de l’institution qu’ils représentent », ajoute Véronique Sarselli. « Les violences sexuelles faites aux femmes sont évidemment un sujet auquel je suis particulièrement sensible », poursuit-elle, en disant faire « confiance à la justice » pour faire « toute la lumière » sur cette situation. D’après son entourage, cette mise en retrait implique de ne plus participer aux activités de la Métropole, en public comme en interne.
L’ancien directeur de communication « conteste fermement »
Jean-Michel Aulas, qui a confirmé la réunion de février avec la jeune militante, a expliqué avoir rapidement interrogé son conseiller, qui a assuré avoir eu une relation « consentie ». La jeune femme « ne voulait plus le croiser » mais « n’a pas voulu porter plainte », a-t-il dit, assurant avoir écarté ce directeur de la communication des locaux de campagne, sans pour autant mettre fin à ses fonctions.
Candidat de la droite et du centre à la mairie de Lyon, M. Aulas a été battu par le maire sortant écologiste Grégory Doucet. Mais son alliée Véronique Sarselli ayant ravi la Métropole à l’écologiste Bruno Bernard, il était devenu premier vice-président de cette puissante collectivité en vertu de leurs accords préélectoraux.
Son ancien directeur de communication « conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions », a déclaré son avocate Cosima Ouhioun dans un communiqué à l’Agence France-Presse.