Politique

« Le syndrome Macron » : depuis la victoire surprise de 2017, tous les rêves présidentiels sont permis

« Le syndrome Macron » : depuis la victoire surprise de 2017, tous les rêves présidentiels sont permis

N’en jetez plus, la cour est pleine. Alors qu’une bonne trentaine d’aspirants à la magistrature suprême se bousculaient déjà au portail élyséen, le maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Karim Bouamrane, est venu allonger, mardi 9 juin, la longue liste de candidats, déclarés ou potentiels, à l’élection présidentielle de 2027. Ajoutant à la confusion qui règne au Parti socialiste (PS) et témoignant de la profonde crise de leadership qui affecte la gauche non-mélenchoniste.

Cet appétit inconsidéré pour la présidentielle est devenu un sujet de plaisanterie. « Aujourd’hui, on a raté sa vie si on n’est pas candidat à la présidentielle », s’en amusait l’ancien ministre de l’économie Eric Lombard, quelques jours avant la déclaration de Karim Bouamrane. A dix mois de l’échéance, « il semble ne plus y avoir aucun filtre ou inhibition à l’expression des ambitions personnelles », constate Rémi Lefebvre, professeur de science politique à l’université de Lille, dans une tribune au Nouvel Obs parue en ligne le 12 mai.

Comme si l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 avait ouvert une brèche. Lorsque l’ex-banquier de Rothschild manifeste pour la première fois sa volonté de se présenter à l’élection présidentielle, en avril 2016, il n’est pas davantage pris au sérieux que Karim Bouamrane aujourd’hui.

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