Culture

« La Recluse de Saint-Flour, contre-enquête », sur France.tv : retour sur un fait divers glaçant

« La Recluse de Saint-Flour, contre-enquête », sur France.tv : retour sur un fait divers glaçant

FRANCE.TV – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE

FRANCE.TV – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE

Lorsque le 19 octobre 1983, à Saint-Flour (Cantal), le GIGN force la porte d’une petite maison en pierre, ils découvrent avec horreur une femme voûtée, de 60 ans, Esther Albouy, enfermée, avec ses deux frères : Hubert, qui sort en marchant, pieds nus, vêtu d’un slip et les épaules couvertes d’un blouson en cuir noir et Rémi, momifié au fond d’une autre pièce, mort depuis trois ans, estimeront les médecins.

Tondue à la Libération « pour avoir eu commerce avec les Allemands », selon l’expression de l’époque, Esther aurait ensuite été enfermée par ses parents, honteux de leur fille. Puis, à la mort de ces derniers, les deux frères auraient pris le relais, mais très vite la situation aurait dégénéré vers la folie. Dans l’indifférence. Seules les sœurs du carmel voisin ont alerté, à plusieurs reprises. Déclenchant, après de trop longues années, l’intervention des gendarmes.

Au sordide de ce fait divers s’ajoute l’histoire séculaire des recluses, ces femmes qui, au Moyen Age, s’enfermaient volontairement pour expier leurs fautes ou se rapprocher de leur dieu, dans des bâtisses comme celle qui existe, justement, toujours à Saint-Flour, au bord de l’Ander. Faisant l’amalgame, les médias français et internationaux s’emparent de la « recluse de Saint-Flour ». Avant que l’histoire retombe dans l’oubli.

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