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La saison 5 de « The Bear », sur Disney+, offre à la série de Christopher Storer la conclusion qu’elle méritait

· Culture

DISNEY+ – À LA DEMANDE – SÉRIE

DISNEY+ – À LA DEMANDE – SÉRIE

On serait tenté de ne pas y croire. En 2025, la quatrième saison de The Bear s’était achevée sur un dernier épisode sec et tranchant comme un couteau, une unique séquence à l’os dans laquelle Carmy (Jeremy Allen White) expliquait à Richie (Ebon Moss-Bachrach) et à Sydney (Ayo Edebiri) sa décision, qu’il leur avait cachée, de passer la main. Ce final doux-amer ressemblait au reste de la série, qui a su, au fil des années et des saisons, évoluer, s’adapter, tâtonner parfois, laisser de la place à ses acteurs et à ses personnages tout en conservant un ton très personnel, celui de son créateur Christopher Storer (et de son épouse, indispensable conseillère culinaire sur le plateau), showrunneur d’une série qu’il a beaucoup écrite et réalisée seul.

On pensait que cette ultime saison, annoncée juste après la mise en ligne de la précédente, qu’on croyait d’ailleurs être la dernière, apprendrait à l’équipe de The Bear à se passer de Carmy. Surprise, aucun personnage ne manque à l’appel pour cette saison légèrement raccourcie (huit épisodes au lieu de dix dans les précédentes), aux épisodes de durée très variable – vingt-deux minutes à une heure pour le dernier. Mais pour heureux qu’on soit de les retrouver, la série a-t-elle encore quelque chose à dire ? La question se pose, comme elle s’est posée parfois dans la troisième ou la quatrième saison, mais de moins en moins au fil de celle-ci, qui a le mérite d’offrir à The Bear une conclusion à la hauteur de ses ambitions. Elle lui donne aussi une fragilité émouvante, surtout dans les premiers épisodes.

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