Politique

La ville de Brest approuve la création d’une police municipale, promesse de campagne du maire

La ville de Brest approuve la création d’une police municipale, promesse de campagne du maire

Le conseil municipal de Brest, dernière grande ville de France à ne pas être dotée d’une police municipale, a approuvé, vendredi 26 juin, la création d’une telle force. « J’ai pris l’engagement d’aller vite sur la création d’une police municipale », a déclaré le maire, Stéphane Roudaut (divers droite), en présentant la délibération au conseil municipal, rappelant qu’il s’agissait d’un de ses engagements de campagne lors des élections de mars dernier.

Dotée de 150 agents à l’horizon 2032, soit environ 1 pour 1 000 habitants, la police municipale brestoise sera armée et devrait coûter 7 millions d’euros par an. « Les policiers municipaux à Brest arriveront le plus rapidement possible », a ajouté l’édile, élu en mars avec 57 % des voix à la tête d’une ville gérée depuis trente-sept ans par le Parti socialiste (PS). Et de préciser : « Nous avons déjà reçu des dizaines de CV de policiers municipaux en poste ailleurs en France. »

Deuxième ville de Bretagne, Brest était la dernière ville de plus de 100 000 habitants en France à être dépourvue de police municipale, le maire PS sortant, François Cuillandre (2001-2026), s’y opposant fermement, avant de changer de position in extremis à l’occasion de la dernière campagne des élections municipales. Les élus municipaux n’ont néanmoins pas pris part au vote, vendredi, tandis que les « insoumis », écologistes, communistes ont voté contre.

Davantage de vidéosurveillance

« Les 7 millions que vous prenez pour la police municipale vont manquer cruellement », a dénoncé l’élue de La France insoumise (LFI) Cécile Beaudouin, estimant que cette somme aurait dû être allouée à d’autres priorités comme la santé mentale, les violences sexuelles et conjugales ou la construction de logements d’urgence.

L’écologiste Glen Dissaux, favorable à une police municipale, a lui dénoncé un projet « mal calibré qui va nous empêcher d’investir ailleurs ».

La création de la police municipale doit être cofinancée par l’État et le Conseil départemental du Finistère, à hauteur de 2 millions d’euros, selon la ville. A terme, Brest doit également s’équiper d’une centaine de points supplémentaires d’implantations de caméras de vidéosurveillance.

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