KNDS sera finalement un groupe d’Etat, au moins provisoirement. Le groupe franco-allemand d’armement terrestre, qui répétait encore à l’été sa ferme intention d’entrer en Bourse dans les mois à venir, a renversé ses plans, en raison des conditions durablement défavorables sur le marché. Les familles allemandes propriétaires de la moitié du groupe ont donc préféré s’entendre avec Berlin, qui devrait racheter l’intégralité de leurs parts, a confirmé le gouvernement, vendredi 6 novembre, après que des informations eurent filtré dans la presse. L’Etat allemand détiendrait ainsi 50 % du capital du groupe, afin d’être « sur un pied d’égalité avec la France », détentrice de l’autre moitié du capital.
« Nous sommes actuellement en pourparlers constructifs avec la famille », a déclaré une porte-parole du ministère de l’économie allemand, vendredi 6 novembre au matin, sans donner plus de détails. Les familles allemandes Bode-Wegmann, qui détiennent actuellement 50 % du capital à travers la société financière Wegmann, souhaitent depuis longtemps se désengager. Un premier projet de mise en Bourse avait été annoncé fin décembre 2025. Officialisé en juin 2026, le scénario prévoyait, dans un premier temps, une vente par l’Etat français et les familles de 10 % chacun du capital du groupe sur les marchés financiers, soit 20 % au total, puis, dans un second temps, d’une vente de la totalité de la participation restante des familles à l’Etat allemand.
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