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L’artiste britannique Tracey Emin : « Je veux me sentir libre, n’être limitée par rien »

· Culture

En dépit de sa grande notoriété, l’artiste britannique Tracey Emin a très peu exposé en France. La rétrospective que lui a consacrée cette année la Tate Modern de Londres est désormais au Danemark, au Louisiana Museum of Modern Art. Pour voir son travail, il faut aller à la galerie White Cube, dans le 8e arrondissement de Paris, où est présenté un ensemble de toiles et de bronzes, de petit format pour la plupart, et sur l’esplanade du Trocadéro, qui accueille trois sculptures monumentales. A l’occasion de ces expositions, elle nous a reçu chez elle. Ce devait être dans son atelier, à Margate, sa ville natale. Sa santé ne l’a pas permis, et la rencontre a donc eu lieu à Londres, dans sa maison du quartier de Fitzrovia, de style géorgien. « J’ai un stupide rhume », dit-elle pour s’excuser.

Les toiles de Tracey Emin sont aux murs des pièces nobles presque vides de meubles et, évidemment, dans l’atelier : de grand ou moyen format, posées sur des chaises contre les murs. Les travaux sur papier en cours sont alignés sur le sol. Le beau parquet est maculé de rouge et de blanc. La discussion s’engage à partir de là. « Celui-ci, c’est mon petit atelier. A Margate, j’en ai trois grands, avec des plafonds très hauts, dans un ancien bâtiment industriel. Là-bas, je peux travailler sur dix toiles à la fois. »

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