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Le batteur Ian Paice, le pilier du groupe Deep Purple qui défie le temps

· Culture

A 78 ans, le batteur Ian Paice n’a rien perdu de sa fougue ni de son énergie, toujours affûté derrière ses fûts et ses cymbales. Il en avait tout juste 20 quand son visage est apparu, en 1968, sur la pochette de Shades of Deep Purple. Premier album d’un quintette britannique qui allait constituer la sainte trinité du hard-rock avec les compatriotes de Led Zeppelin et de Black Sabbath. Le groupe de Jimmy Page et Robert Plant a cessé ses activités en 1980, après la mort du confrère batteur John Bonham (1948-1980). Celui d’Ozzy Osbourne a donné un concert d’adieu, le 5 juillet 2025, au Villa Park, à Birmingham (Royaume-Uni), dix-sept jours avant la mort du chanteur.

Reste donc Deep Purple, toujours fringant puisque la vénérable institution donne cinq concerts en France cet automne. En juillet, un 24e album studio a paru, le tonique Splat !, plus ou moins conceptuel : il envisage la disparition de l’humanité sans les visions satanico-apocalyptiques souvent associées au metal. S’il ne sue plus torse nu, Ian Paice a conservé dans l’effort ses tics de jeunesse, grimacer ou tirer la langue. Mais, avec le temps, le jeune homme aux cheveux longs et aux lunettes rondes s’est mué en paisible vétéran à catogan. Du moins au repos.

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