Politique

Le centre pénitentiaire de Guyane au cœur de la lutte contre l’expansion des factions armées brésiliennes

Le centre pénitentiaire de Guyane au cœur de la lutte contre l’expansion des factions armées brésiliennes

Dans certaines villes de Guyane, des signes de ralliement sibyllins tagués dans les rues avertissent du découpage de l’espace public et privé par les factions armées brésiliennes. Ostentatoire, cette emprise territoriale masque l’expansion plus silencieuse de ces organisations nées dans les prisons de la dictature militaire, dans les années 1970, au Brésil.

Depuis une trentaine d’années, elles étendent leurs activités criminelles sur le territoire guyanais. En 2025, 400 membres de factions faisaient l’objet d’un fichage par les services de gendarmerie. Ces individus étaient principalement apparentés à la Familia Terror do Amapa (FTA) ou aux Amigos Para Sempre (APS), des ramifications régionales des organisations criminelles transnationales Comando Vermelho (C.V) et Primeiro Comando da Capital (PCC), récemment classées comme « organisations terroristes » par les Etats-Unis.

L’influence de ces factions, positionnées sur les trafics d’armes, de drogue et d’or « s’est considérablement accrue en Guyane à partir de 2018, souligne Gabriel Feltran, directeur de recherche CNRS à Sciences Po, en raison de l’expansion du PCC », l’une des plus puissantes organisations criminelles sud-américaines, du fait de son rôle de grand intermédiaire du trafic international de cocaïne.

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