Politique

Nouvelle-Calédonie : entre la poussée loyaliste et la recomposition des indépendantistes, aucune majorité ne se dégage au congrès

Nouvelle-Calédonie : entre la poussée loyaliste et la recomposition des indépendantistes, aucune majorité ne se dégage au congrès

Bras levés sous les applaudissements de ses partisans, la présidente de la province Sud ne cachait pas sa satisfaction, dimanche soir, à l’issue des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie. Sept ans après sa première victoire, la leader des Loyalistes, la branche dure des non-indépendantistes, a réuni 41 000 voix, soit 13 000 de plus que lors du dernier scrutin, en 2019, pour une participation quasi équivalente. Alliée, comme sept ans plus tôt, au Rassemblement-Les Républicains, Sonia Backès dispose cette fois de la majorité absolue, 28 sièges sur 40, au sein du bastion non-indépendantiste de l’archipel, contre 21 lors de la précédente mandature.

Un « plébiscite », comme l’a qualifié son colistier, le député Nicolas Metzdorf, qui doit beaucoup à l’écroulement du centre. Calédonie ensemble disparaît totalement de l’échiquier politique et parmi les cinq listes se revendiquant de la « troisième voie », c’est-à-dire d’une solution médiane entre l’indépendance et la non-indépendance, une seule franchit la barre des 5 % d’inscrits permettant d’obtenir des sièges, l’Eveil océanien.

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