Voice of Freedom Повна версія

Le changement climatique, enjeu majeur pour le patrimoine culturel à l’horizon 2050

· Culture

En ce jour ensoleillé d’octobre, tout semble idyllique au château d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire). Le fameux miroir d’eau étincelle, reflétant sur sa surface, en un double quasi parfait, l’élégante façade de pierre de ce « diamant taillé à facettes » célébré par Balzac.

Azay semble là de toute éternité, ou presque. Miroir trompeur ? En février, l’image féerique du château sur son île est tout à coup devenue inquiétante, quand des crues de l’Indre ont entraîné des inondations, submergeant une grande partie du parc et des jardins, et menaçant le pont d’accès sur pilotis et la cour d’honneur de l’édifice.

Depuis, le petit bijou Renaissance d’Azay-le-Rideau est devenu un des symboles des menaces qui pèsent sur le patrimoine en raison des aléas climatiques présents et à venir. Mais aussi de sa résilience. Les bâtisseurs du XVIe siècle savaient travailler : à Azay, construit sur une petite île de boue et de limon enserrée entre les bras de l’Indre, les constructeurs ont enfoncé des milliers de pieux en bois de chêne dans le lit de la rivière et le sol marécageux pour atteindre les couches les plus stables. Ces fondations ont permis de supporter le poids considérable des maçonneries en pierre de tuffeau et celui de la charpente monumentale. Doublée d’un système hydraulique sophistiqué régulant le débit de l’Indre, cette construction remarquable met le château lui-même à l’abri de l’inondation.

Il vous reste 86.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.