Culture

Le Festival d’Avignon, malgré son affiche sombre, se clôt sur une note optimiste

Le Festival d’Avignon, malgré son affiche sombre, se clôt sur une note optimiste

Le 80e Festival d’Avignon s’achève samedi 25 juillet sous une température normalement estivale, avec une bonne nouvelle pour le service public (le ministère de la culture ayant finalement renoncé au gel de certaines subventions) et des chiffres encourageants. Ainsi, malgré l’éprouvante canicule des premières semaines, malgré la Coupe du monde de football, et parce que la mobilisation contre les restrictions budgétaires n’a pas entraîné de grève (elle a pris la forme de rassemblements et de pétitions), le Festival a tenu bon.

Les 47 spectacles à l’affiche (dont 30 créations) ont cumulé, à la date du 23 juillet, 123 000 billets, et le taux de remplissage s’établit à environ 92 % (contre 98 % en 2025). Si le Festival attire un public venu de la France entière, il compte 30 % de spectateurs issus du territoire local et 15 % en provenance de l’international.

Parmi les questions placardées dans chaque lieu de cette édition, l’une d’elles s’est très vite imposée dans les rues surchauffées de la cité des Papes : la crise climatique empêchera-t-elle, dans un futur proche, la tenue des festivals d’été ? La rumeur s’est propagée d’un rendez-vous avignonnais décalé à Pâques ou à la Toussaint. A tel point qu’elle a nécessité un démenti de la direction. « Pour l’heure, le déplacement des dates n’est pas d’actualité », a répondu Tiago Rodrigues. Pour lui, l’héritage de Jean Vilar (1912-1971), attaché à un festival pendant les congés payés et les vacances scolaires d’été, afin d’être accessible au plus grand nombre, doit impérativement perdurer.

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