Le maire d’Alès, ville confrontée au narcotrafic, menacé de mort par des individus se réclamant de la DZ Mafia
Depuis jeudi 16 juillet au soir, Alès est sous tension. Christophe Rivenq, maire (LR) de cette ville confrontée depuis plusieurs années à une montée du narcotrafic, a reçu des menaces de mort d’individus se réclamant du groupe criminel DZ Mafia. Des inscriptions injurieuses signées « DZ NG » (pour DZ Nouvelle Génération) ont été découvertes, en fin de journée, sur le mur de son domicile, et deux balles de calibre 9 mm retrouvées dans sa boîte aux lettres, accompagnées d’une lettre de revendication mentionnant la « DZ NG CVN La direction », une référence au quartier alésien des Cévennes, où s’est implanté le groupe criminel marseillais.
L’affaire a rapidement pris un retentissement national. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, a joint Christophe Rivenq par téléphone dès jeudi soir. Quelques heures plus tard, il décidait de renforcer en urgence la présence policière dans la ville en envoyant sur place une compagnie de CRS pour le week-end, la CRS 84. Réélu en mars, l’édile a reçu tout au long de la journée de nombreuses des marques de soutien d’élus du département, toutes étiquettes confondues, et de France. L’Élysée a également pris contact avec lui.
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