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Le maire d’une commune du Maine-et-Loire condamné pour détention d’images pédopornographiques

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Laurent Froger, le maire de Chalonnes-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire, a été condamné, jeudi 16 juillet, à trois ans de prison, dont six mois ferme assortis d’un mandat de dépôt, pour détention et diffusion d’images pédopornographiques, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès du parquet d’Angers.

Le tribunal a aussi ordonné un suivi socio-judiciaire de trois ans avec obligation de soins et l’inscription de l’édile au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Il l’a par ailleurs privé de ses droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans, lui interdisant sur la même période toute activité en lien avec des mineurs.

Selon le procureur d’Angers, Eric Bouillard, les faits se sont étalés de janvier 2024 jusqu’à l’arrestation, mardi, du maire de 63 ans, élu dans cette commune de près de 7 000 habitants lors des élections municipales de mars dernier.

Une enquête ouverte en 2024

« Il a consulté les fichiers jusqu’à la veille de son interpellation. Ces consultations étaient quotidiennes », a indiqué Éric Bouillard à l’AFP. Quelque 4 500 images et vidéos pédopornographiques ont été retrouvées « sur les appareils » de Laurent Froger.

Durant son procès, le maire a expliqué rechercher des relations intimes avec d’autres hommes. Puis, « quelque chose a déraillé sans qu’il ne sache vraiment pourquoi », a déclaré son avocate à la barre, d’après des propos rapportés par Le Courrier de l’Ouest.

« Je voulais savoir qui se cachait derrière ces pseudos [pseudonymes] un peu effrayants », s’est défendu le condamné. « Je prenais peut-être du plaisir, mais pas de la façon dont vous le pensiez. Je n’ai eu aucune jouissance sur ce type de photos ou vidéos, je vous l’affirme », a-t-il ajouté.

L’enquête a débuté en 2024 dans la Manche, où un homme arrêté dans une affaire de viol aggravé a été trouvé en possession de fichiers pédopornographiques échangés sur la messagerie Telegram, a expliqué le procureur. Les investigations menées par la section de recherches de Caen ont permis d’identifier Laurent Froger, qui figurait parmi les destinataires de ces contenus.