Culture

Le « off » du Festival d’Avignon, une joyeuse jungle théâtrale à explorer

Le « off » du Festival d’Avignon, une joyeuse jungle théâtrale à explorer

Pour le néophyte qui débarque à Avignon au mois de juillet, la ville est une cour des Miracles, un carnaval de fantaisie, une fête anarchiste. Ici, trois cow-girls se la jouent Lucky Luke, là, deux sœurs livides et imperturbables, sorties de Shining, de Stanley Kubrick ; ici, une procession enterre un roi shakespearien, là, une troupe d’acrobates défie les lois de la gravité.

Joyeux bordel. La faute au Festival « off ». Quelque 1 700 spectacles, 1 400 compagnies, qui rivalisent de démonstrations publiques et d’affichages sauvages pour espérer attirer le chaland dans un des innombrables lieux – gymnase, lycées, chapelles, garages – à leur spectacle.

Au long des rues et des calades, le moindre mur est recouvert d’affiches, comme le millefeuille d’un monde de bruit et de fureur dont vous êtes le roi. Philtre d’amour, Le roi Lear est mort à Moscou, Very Math Trip, Le Coup de pelle, Révolte d’un barbare, Le Cabaret du docteur Love, La Folie des glandeurs… Vertige. Comment s’y retrouver dans cette profusion ? Comment ne pas être attiré par le vide ? Il n’y a guère de règle. Juste mille chemins qu’il revient à chacun de défricher. En voici un.

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