Culture

Six titres pour réviser la discographie des Strokes avant la sortie de leur septième album

Six titres pour réviser la discographie des Strokes avant la sortie de leur septième album

LA LISTE DE LA MATINALE

A quelques jours de la sortie du septième album des Strokes, Reality Awaits, prévue le 24 juillet, la rubrique musique du Monde revient sur la carrière du groupe américain qui remit le rock sur la carte au début des années 2000. En 25 ans de carrière, les New-Yorkais ont oscillé entre coups de génie rocks et déceptions.

« Last Nite » (« Is This It », 2001)

Avant de devenir l’une des 11 pépites de Is This It, le premier album des Strokes, Last Nite figurait dans The Modern Age, premier EP aux allures de manifeste. Publiés en janvier 2001, par le label indépendant anglais Rough Trade Records, ces trois titres envisageaient l’« ère moderne » en regardant dans le rétro. Loin des guitares surproduites de la fin des années 1990 ou des productions dépassées à l’époque par le triomphe du rap et des musiques électronique, les New-Yorkais redonnaient urgence et sex-appeal au rock en retrouvant la nerveuse concision des années punk et l’élégance sarcastique de Lou Reed et du Velvet Underground. La rage pétulante de The Modern Age provoque un emballement tel, en particulier en Grande-Bretagne où l’hebdomadaire NME qualifie le groupe de « sauveurs du rock », que les maisons de disques rivalisent de surenchère pour signer The Strokes.

Finalement produit par RCA, Is This It sort l’été de la même année, en stylisant et amplifiant encore l’impact de ce coup d’essai, notamment grâce à la réalisation pète-sec de Gordon Raphael. Last Nite incarne à la perfection l’esthétique noir et blanc de cet album-clé des années 2000. Après une introduction étrangement empruntée à celle d’American Girl (1976), succès du Floridien Tom Petty (1950-2017), la chanson danse sur un rythme métronomique et un accord têtu de guitare, permettant à la voix étranglée de Julian Casablancas de passer de l’autodérision à la colère, sans négliger un charme romantique sautillant du côté des Smiths de This Charming Man.

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