Le préfet des Bouches-du-Rhône impose à la métropole Aix-Marseille-Provence de couper 53 millions d’euros dans ses aides aux communes
En refusant le 28 avril 2026 de présenter au vote leur budget de l’année, les élus de la métropole Aix-Marseille-Provence ont lancé le compte à rebours d’une bombe politique dont ils n’envisageaient pas forcément les dégâts sur leurs finances municipales. Moins de deux mois plus tard, mardi 16 juin, le préfet des Bouches-du-Rhône l’a fait exploser en notifiant ses choix pour équilibrer les finances de cet établissement public de coopération intercommunautaire (EPCI), qui regroupe 92 communes.
Cinq jours après l’avis technique de la chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur (CRC) qui préconisait 65 millions d’euros d’économies de fonctionnement et une baisse drastique de 53 millions d’euros dans la dotation de solidarité communautaire accordée aux communes, le préfet Jacques Witkowski a présenté au président d’Aix-Marseille-Provence Nicolas Isnard (Les Républicains) sa feuille de route exécutoire.
Cette voie diffère en partie des suggestions de la CRC et s’attaque à un tabou : celui des attributions de compensation. Ces financements historiquement accordés aux communes par la métropole Aix-Marseille-Provence, sont en partie – 178 millions d’euros sur un total de 830 millions d’euros – considérés par la chambre régionale des comptes comme « indus » car ne correspondant à aucune compétence réellement exercée par les villes. Une illégalité qui n’empêche pas une majorité des maires de faire du maintien de ces attributions une ligne rouge politique.
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