« Le reportage le plus dur que j’ai réalisé » : Elise Blanchard photographie les fillettes vendues par leurs parents en Afghanistan
« Ce reportage m’a massacrée. » Elise Blanchard l’avoue sans fard, elle n’est pas sortie indemne de sa dernière mission en Afghanistan : au printemps 2026, la photographe âgée de 34 ans est partie à la rencontre de familles contraintes de vendre leurs fillettes en vue d’un mariage. Son reportage est dévoilé au festival Visa pour l’image, qui rassemble à Perpignan des photojournalistes du monde entier autour d’une trentaine d’expositions, du samedi 29 août au dimanche 13 septembre.
L’Afghanistan, Elise Blanchard y a passé sept ans, de 2018 à 2025. Elle découvre ce pays de loin, durant ses études de journalisme à Sciences Po Paris. « Dans le cadre d’un exercice, je suis partie en reportage en France dans les camps de réfugiés ; il y avait plein, plein d’Afghans », raconte-t-elle. Ils lui transmettent leur amour pour la contrée qu’ils ont fuie. L’étudiante poursuit ses recherches, elle fait aussi du volontariat pour aider les mineurs isolés. « Parfois, ils dormaient chez moi ; c’était un peu la jeunesse », sourit-elle. En 2017, elle s’installe un an à New York, en master à l’université Columbia. Là encore, elle travaille avec des Afghans en exil. Elle apprend leurs langues, le pachtou, et surtout le dari, et suit un cours de préparation au travail en zone de conflit.
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