L’Egypte devenue importatrice de GNL réinvestit sur le gaz, tout en misant sur le mix énergétique pour alléger sa dépendance
En mars, Apache, une compagnie pétrolière texane, annonce la découverte de gaz dans le désert occidental égyptien. En avril, ENI, une autre compagnie pétrolière, italienne celle-là, révèle la mise au jour d’une poche majeure en Méditerranée, estimée à 57 milliards de mètres cubes. Un mois plus tard, la même entreprise ajoute une nouvelle trouvaille, cette fois-ci dans les eaux peu profondes du delta du Nil.
Ces découvertes n’arrivent pas par hasard. Depuis deux ans, l’Egypte s’affaire à relancer son secteur gazier, pilier d’une stratégie énergétique en crise, tout en essayant de se sortir d’une dépendance qu’elle a elle-même construite. Depuis avril 2024, l’Egypte consomme plus de gaz qu’elle n’en produit. Le pays dispose pourtant encore de 2 100 milliards de mètres cubes de réserves prouvées, soit 1,5 % du total mondial. Notamment grâce à ses gisements en Méditerranée orientale, celui de Zohr en premier lieu, mis au jour par ENI en 2015.
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