Après des mois de préparation, KNDS n’a jamais été aussi proche d’une entrée en Bourse. La France et l’Allemagne ont levé, lundi 22 juin, le principal obstacle à la mise sur le marché de l’industriel franco-allemand d’armements terrestres. Le fabricant, entre autres, du canon Caesar et du char Leopard 2, est né, en 2015, de la fusion entre le groupe français Nexter (alors détenu par l’Etat français, ex-GIAT industries) et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann, propriété des familles Bode et Wegmann.
L’Elysée et la chancellerie ont confirmé, dans un communiqué commun, avoir trouvé « un accord sur la stratégie et la gouvernance de KNDS » avec « l’intention de devenir actionnaires conjoints par le biais d’opérations visant à établir une participation égale pour les deux pays ». La France et l’Allemagne auront chacune 40 % du capital de l’entreprise. Les derniers 20 % seront vendus à des investisseurs privés et cotés à Paris et Francfort.
Après cet accord, KNDS devrait lancer son processus d’introduction en Bourse dans les prochaines heures avec la publication de son prospectus. La première cotation interviendra dans les premiers jours de juillet. L’opération est déjà bien balisée. Ces derniers mois, Jean-Paul Alary, le directeur général du groupe, a fait la tournée des investisseurs pour leur présenter l’entreprise et les convaincre de rentrer à son capital en achetant les actions qui seront mises en vente.
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