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L’encadrement des loyers salué par les locataires d’Ile-de-France malgré les menaces qui pèsent sur le dispositif

L’encadrement des loyers salué par les locataires d’Ile-de-France malgré les menaces qui pèsent sur le dispositif

La résidence date des années 1970, le hall aux carreaux marron ouvre sur un jardin et, au troisième étage, la studette dispose d’un petit balcon. Alice (le prénom a été modifié), étudiante en master d’économie à Paris, a pris, faute de mieux, cet appartement situé près du cimetière du Père-Lachaise, en dépit de son loyer trop élevé : 940 euros mensuels hors charges pour 17 mètres carrés. Au terme d’un bras de fer avec son propriétaire, elle vient d’obtenir la révision à la baisse de la somme, à 760 euros, auprès d’une commission de conciliation, en vertu de l’encadrement des loyers en vigueur à Paris.

Penchée sur son contrat, Alice nous lit la justification du complément de loyer appliqué par son propriétaire pour dépasser le loyer encadré : « Une remise à neuf générale de l’appartement, équipements et mobiliers neufs, balcon terrasse, vue dégagée sur jardin et sans bruit. » Une souplesse existe en effet lorsque le logement dispose de caractéristiques luxueuses ou rares, mais l’appartement de l’étudiante de 22 ans n’en présente aucune.

Le canapé-lit est usé « et l’appartement était sale quand je l’ai récupéré en septembre dernier, affirme Alice, avec des traces d’humidité dans les placards ». L’isolation laisse à désirer, avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) finalement classé F, et non pas D comme annoncé initialement. « Malgré le store baissé, durant les récentes journées de canicule, il a toujours fait plus chaud dedans qu’à l’extérieur », poursuit-elle. Ce DPE reçu tardivement révèle aussi que la studette mesure 17 mètres carrés, et non pas 20 mètres carrés comme cela était précisé sur l’annonce.

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