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Les Européens condamnent la stratégie de la terreur russe en Ukraine

· War chronicles

Les dirigeants européens venus dans la capitale ukrainienne avaient la gorge serrée en assistant à la cérémonie, lundi 24 août, en voyant les parents, les épouses, les enfants, très solennels, recevoir des mains de Volodymyr Zelensky la décoration, à titre posthume, de leur fils, mari, père, tombé pour le pays, sur la place de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev.

Le président ukrainien, vêtu pour l’occasion d’une chemise brodée, les avait invités à célébrer la fête nationale et le 35e anniversaire de l’indépendance du pays, sorti en 1991 du giron de l’Union soviétique. Pour Andy Burnham, le premier ministre britannique, ce voyage à Kiev était une première – et son premier déplacement à l’étranger. Pour Antonio Costa, le président du Conseil européen, qui effectuait sa cinquième visite dans le pays, l’émotion n’était pas moins forte.

Intervenant à la tribune après Volodymyr Zelensky, l’un et l’autre ont vivement réaffirmé le soutien de l’Europe. Pour Andy Burnham, la résistance du pays à l’agression russe s’apparente à celle du Royaume-Uni contre l’Allemagne nazie : « La Grande-Bretagne a tenu le flambeau de la liberté au XXe siècle, l’Ukraine le porte au XXIe », a-t-il déclaré, bravant les « menaces scandaleuses » de la Russie à l’égard de Londres. Estimant que l’Ukraine n’est « pas un poids pour notre sécurité, mais la ligne de front qui protège l’Europe », il a remercié Kiev à plusieurs reprises, faisant sienne sur ce point la position des dirigeants des huit pays baltes et scandinaves, déjà présents, la veille, pour un sommet avec l’Ukraine.

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