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Les Néo-Zélandais Jenny et Tyler Bindon offrent à la Coupe du monde le premier duo mère-fils de son histoire

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Le 15 juin, Tyler Bindon a vécu, de son propre aveu, « une journée spéciale à bien des égards ». Entré sur le terrain du SoFi Stadium de Los Angeles dans les arrêts de jeu du match opposant son pays, la Nouvelle-Zélande, à l’Iran, le défenseur de 21 ans a fait ses grands débuts dans une Coupe du monde de football. Surtout, il a écrit une ligne de la grande histoire du tournoi. Ou plutôt, il l’a écrite avec Jenny, présente ce jour-là dans les tribunes de l’enceinte californienne : ils sont devenus le premier duo mère-fils à disputer la compétition.

Les binômes de mondialistes père-fils sont, eux, nombreux. Rien que pour cette édition : Claudio Reyna, ancien capitaine des Etats-Unis, qui a participé à quatre Coupes du monde entre 1994 et 2006, a vu son fils Giovanni marquer lors du match inaugural de la Team USA contre le Paraguay. Zinédine Zidane, champion du monde 1998 et vice-champion du monde 2006 avec l’équipe de France, a assisté aux premiers pas de son cadet, Luca, dans les cages de l’Algérie contre l’Argentine. Et Alf-Inge Haaland, présent outre-Atlantique trente-deux ans auparavant, a vibré avec le doublé d’Erling, pour l’entrée en lice de la Norvège contre l’Irak.

Jenny Bindon, 53 ans, est née dans l’Illinois, mais elle a défendu les couleurs de la Nouvelle-Zélande, le pays de son mari, Grant (lui-même international de volley-ball). Portière de la sélection lors des Mondiaux 2007 et 2011, elle a connu des tournois compliqués, marqués par l’élimination des Ferns dès le premier tour avec un bilan de cinq défaites et un match nul.

« On l’a fait, maman ! »

En 2025, elle expliquait toutefois sur les réseaux sociaux qu’il lui était « plus difficile » de regarder son fils jouer que de fouler elle-même le terrain. « Je suis plus nerveuse, mais c’est une véritable source de joie », développait-elle. « Après le match [du 15 juin contre l’Iran], j’ai eu la chance de pouvoir descendre pour lui serrer la main de la haute tribune du SoFi Stadium, et il m’a simplement dit : “On l’a fait, maman !” C’est à ce moment-là, quand il a dit ça, que j’ai vraiment pris conscience : “On l’a fait, on est les premiers, c’est incroyable” », s’est réjouie l’ancienne joueuse.

Tyler, né à Auckland en 2005, n’avait que 2 ans quand sa mère a disputé son tout premier Mondial avec les Ferns. Il l’a vu jongler entre sa vie personnelle et celle d’athlète de haut niveau. Quand il avait 12 ans, sa famille s’est installée en Californie, où Jenny venait d’être nommée coach adjointe de l’équipe féminine de l’université publique de Californie – elle occupe actuellement un poste similaire au club des London City Lionesses, en Angleterre.

L’adolescent a suivi sa formation au sein de la franchise locale du Los Angeles FC, avant de partir, à 18 ans, pour le Royaume-Uni, où il rejoint Reading, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de la capitale britannique. En février 2025, il est recruté par Nottingham Forest, pensionnaire de Premier League (le championnat d’élite anglais), qui le prête successivement à Reading, puis Sheffield United.

Après avoir marqué la grande histoire du Mondial avec sa mère, Tyler Bindon pourrait marquer celle de la Nouvelle-Zélande avec ses coéquipiers. Grâce au match nul obtenu face à l’Iran (2-2), les All Whites ont la possibilité de se qualifier pour les seizièmes de finale, ce qu’aucune sélection néo-zélandaise – hommes et femmes confondus – n’a réussi à faire jusque-là. Dans le groupe G, ils doivent encore affronter l’Egypte de Mohamed Salah, dimanche 21 juin (dans la nuit de dimanche à lundi, à 3 heures du matin sur le fuseau horaire de Paris), avant de défier la Belgique de Kevin Se Bruyne vendredi 26 juin (dans la nuit du vendredi au samedi, à 5 heures du matin), dans les deux cas à Vancouver (Canada).