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Les prix du diesel, doublement affectés par le conflit au Moyen-Orient et la guerre en Ukraine, continuent de grimper

· War chronicles

Pas de répit pour les automobilistes. En cette fin d’été, les tarifs à la pompe continuent de grimper, en particulier pour le diesel. Selon les données de l’Union française des industries pétrolières (UFIP) publiées lundi 24 août, le litre de gazole était vendu en moyenne 2,23 euros la semaine du 17 août, soit une hausse hebdomadaire de plus de 3 centimes, tandis que le SP95 s’est affiché juste au-dessus des 2 euros.

Ainsi, chaque jour, les prix des carburants se rapprochent des niveaux atteints au printemps, au plus fort de la crise au Moyen-Orient (2,31 euros le litre de gazole début avril). Début juillet, le litre de gazole était redescendu à 1,86 euro, après la conclusion d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Entre-temps, alors que le conflit repartait de plus belle, le prix a enflé de 37 centimes.

Le regain de tension nourrit cette flambée en perturbant de nouveau le trafic dans le détroit d’Ormuz, voie de passage cruciale pour le trafic mondial de brut et de produits pétroliers tels que le diesel ou le kérosène. Le baril de brent, la référence mondiale de l’or noir, un temps retombé sous la barre des 70 dollars (environ 60 euros), tourne désormais autour des 93 dollars. Les cours des produits raffinés se renchérissent encore bien plus vite. Sur le marché de gros, à Rotterdam (Pays-Bas), la tonne de gazole s’achète désormais plus de 1 250 dollars, soit une hausse de plus de 45 % depuis le cessez-le-feu et de 70 % depuis qu’a débuté la guerre, il y a six mois.

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