Les questionnements des maires sur les réseaux sociaux : « Il y a une forme d’injonction à la visibilité permanente »
Dans les allées du salon de l’Association des maires d’Ile-de-France (AMIF), qui s’est déroulé les 2 et 3 juin, à Paris, le maire (divers droite) de Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), Dominique Bavoil, est en grande discussion avec deux de ses adjoints. Agnès Bosdarros-Waringhem aimerait le convaincre de s’investir sur les réseaux sociaux. Certes, l’équipe municipale y est présente, mais « les habitants ont envie de voir Monsieur le maire », argumente la première adjointe. « L’opposition utilise les réseaux sociaux et elle est visible », prévient-elle.
Des adjoints jusqu’à la directrice de cabinet, tout le monde pousse Dominique Bavoil à se lancer. Mais l’édile de 63 ans est réticent. « L’écran fait partie de la vie et on a tous un téléphone, admet-il. Je ne suis pas déconnecté de mon époque. » Avec un peu de fierté, il rappelle qu’il a gagné les élections sans y être présent. L’essentiel, selon lui, c’est de ne pas avoir peur d’« aller au contact ». « Tous les samedis, raconte Dominique Bavoil, je vais au marché, je rencontre les gens, qu’ils soient d’accord ou pas avec moi, et on boit un verre de blanc. » Mais il finit par être sensible aux arguments de son équipe. « Je vais y venir, sur la pointe des pieds », lâche-t-il.
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