Malgré un été de tous les records, le refus d’obstacle de la classe politique face à l’urgence climatique
Chaleur extrême, sécheresse historique, feux dévastateurs… Le suffocant été 2026 restera dans les mémoires : au mois de juin, le plus chaud jamais enregistré en France, a succédé un mois de juillet établissant un nouveau record absolu en la matière. Avec 119 000 hectares réduits en cendres depuis janvier, le pays déplore aussi sa plus grande superficie brûlée en une année. « Ça a été cauchemardesque, résume Lucile Schmid, présidente du cercle de réflexion La Fabrique écologique. Il y a quelque chose qui s’est perdu dans notre capacité à vivre sereinement. »
Cet été sera-t-il aussi, à quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, celui d’une véritable prise de conscience pour les politiques de la nécessité à agir afin de limiter le réchauffement climatique et ses effets catastrophiques ? Pour Sarah Roussel, chargée de campagne à Greenpeace, la réponse est non. « Cela aurait pu être un point de bascule politique mais ce sursaut n’a pas eu lieu », se désole-t-elle.
Les trois derniers mois ont éprouvé la société et l’économie et mis en lumière les failles du pays avec des écoles fermées, des hôpitaux débordés, des travailleurs épuisés, des logements invivables… En cette fin août, la nature offre un panorama désolant : paysages grillés, rivières à sec, cultures sinistrées…
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