Marianne Crebassa livre son premier cycle schumannien de « La vie et l’Amour d’une femme » au Festival de Radio-France Montpellier
« A Montpellier, j’ai l’impression d’un retour au bercail », titrait le Midi libre du 4 juillet, citant la mezzo-soprano Marianne Crebassa, invitée en récital au Festival de Radio France Montpellier le 9 juillet à 18 heures en compagnie du pianiste Alphonse Cemin. Il aura cependant fallu attendre la toute dernière partie du concert pour que l’enfant du pays, née à Béziers (Hérault) en décembre 1986 et formée au Conservatoire de Montpellier, jette enfin sa gourme, et s’autorise à jouer avec son public.
La salle est climatisée, le public soulagé d’être enfin soustrait au dôme de chaleur qui coiffe le long de la rampe bétonnée menant à l’entrée du Corum. Mais la chanteuse, sous le feu des projecteurs, souffre. Elle le signalera plusieurs fois, y compris lorsque le début des Cueilleuses de lentisques de Ravel se perdra dans un rire malicieux, second bis qu’elle chantera ensuite dans une ligne magnifique de tenue et de pureté.
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