Matthieu Pigasse assure qu’il y a « pas mal de convergences » entre lui et les « insoumis », pendant les universités d’été de LFI
« Je ne sais pas quelle est la fréquence de Nova ici », a ironisé, samedi 22 août, Matthieu Pigasse lors d’un débat avec Manuel Bompard pendant les universités d’été de La France insoumise (LFI). Le patron de presse, propriétaire de Radio Nova et homme de gauche revendiqué, a affiché ses « convergences » avec les « insoumis », s’attirant les applaudissements des militants qui assistaient au débat à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme).
« Ce que vous dites à LFI c’est possible, économiquement », a notamment déclaré Matthieu Pigasse, alors que le débat autour de la dette a été relancé pendant l’été par la proposition de Jean-Luc Mélenchon de « foutre au feu » une partie de la dette publique – une « formule », a nuancé le coordinateur du mouvement et député des Bouches-du-Rhône, Manuel Bompard.
« Le mur de la dette n’existe pas. C’est un argument idéologique imposé pour nous dire qu’on ne peut rien faire (…) La France emprunte chaque semaine sans aucun problème », a-t-il développé. « Il n’y a aucun risque de faillite en France », a-t-il appuyé pour critiquer les politiques austéritaires proposées par la droite.
« On va gagner en 2027 »
« Il y a pas mal de convergences » entre lui et LFI, a-t-il insisté lors de son échange avec Manuel Bompard. « Tu dis un certain nombre de convergences mais c’est plus un nombre certain », a-t-il encore ajouté. « On va gagner en 2027 », a-t-il également lancé.
Comme lors de son débat chez les Ecologistes la veille, le banquier d’affaires millionnaire a martelé son impression que la France était actuellement dans une période « prérévolutionnaire », une analyse répétée depuis longtemps par Jean-Luc Mélenchon.
Possible candidat à l’élection présidentielle de mai 2027, Matthieu Pigasse, qui dit être « prêt » si la gauche a besoin de lui, continue son tour des universités d’été la semaine prochaine avec un passage à celle du Parti socialiste.
« C’est un banquier d’affaires, donc quand il défend certaines positions identiques aux nôtres, ça passe mieux, ça semble plus crédible. Par exemple, quand il dit qu’il faut augmenter le smic, il aide à faire accepter cette proposition », avait déclaré Manuel Bompard avant le débat.