Samedi 17 octobre, la rue devait dire sa colère contre la vie chère et revendiquer de meilleures conditions d’éducation. Elle a aussi montré le chaos, avec des scènes de destructions, de pillages et d’attaques contre des bâtiments publics et des commerces. Née sur les réseaux sociaux, la mobilisation a dégénéré en violences dans plusieurs villes du pays. Le dispositif de maintien de l’ordre et de sécurité a été jugé sous-dimensionné.
Au côté d’un exécutif à bout de souffle, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), a tenté d’offrir une première réponse parlementaire. Mardi, lors de la conférence des présidents, elle devait proposer la création d’une commission d’enquête pour « faire toute la lumière sur les scènes de chaos et de pillages » et « analyser le degré d’anticipation de ces événements, le dimensionnement et la doctrine de maintien de l’ordre qui leur a été opposée et d’en pointer les éventuels dysfonctionnements ». Une manière pour le Parlement d’honorer sa mission de contrôle de l’action gouvernementale et de se positionner comme le lieu d’une éventuelle sortie de crise.
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