Les deux premiers suspects interpellés dans le cadre de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges ont été mis en examen, vendredi 23 octobre dans la soirée, et placés en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet de Limoges. Ils sont soupçonnés d’avoir participé, à des degrés divers, à l’attaque du bâtiment et à sa mise à feu en marge de la manifestation du 17 octobre.
Le principal suspect, Hodei C.-D., un homme de 34 ans travaillant dans le bâtiment, fiché « S » en raison de sa proximité avec l’écologie radicale, avait été interpellé mardi dans un hameau de la commune de Val-d’Issoire (Haute-Vienne). Il est soupçonné d’avoir allumé le feu au rez-de-chaussée de l’édifice en jetant à travers une fenêtre une poubelle contenant des objets en feu, avant que l’incendie ne se propage dans les étages jusqu’à faire s’effondrer le campanile de 43 mètres de haut.
Alors qu’il avait initialement été placé en garde à vue pour « destruction en bande organisée », un crime passible de vingt ans de réclusion, il a finalement été mis en examen pour deux infractions supplémentaires : « association de malfaiteurs » et, surtout, « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique », un crime passible de la réclusion à perpétuité. Cette infraction repose sur le fait que 13 policiers municipaux, attaqués par la foule alors qu’ils tentaient de protéger la mairie, s’étaient ensuite retranchés dans la salle d’où est parti l’incendie.
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