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Mobilisation du 17 octobre : pour des jeunes manifestants, « l’Etat est violent et la casse est la réponse populaire à cette violence »

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Lycéens ou étudiants, Arthur, Adrien, Anouk et Soukeyna viennent d’horizons divers mais ils ont en commun de faire partie des centaines de milliers de manifestants qui ont défilé pacifiquement, samedi 17 octobre. Ces jeunes de Paris, de Bordeaux, de Besançon et d’Angers réclament, comme des milliers d’autres depuis quatre semaines, de meilleures conditions d’études et une orientation moins subie et génératrice de stress. Interrogés par Le Monde au lendemain de cette journée d’action qui a donné lieu à des saccages et des pillages dans plusieurs grandes villes, tous affichent leur détermination à poursuivre le mouvement « tant que le gouvernement n’aura pas répondu à [leurs] revendications ».

S’ils condamnent les actions des casseurs, ces jeunes mobilisés affichent une certaine compréhension. Etudiant en deuxième année de géographie et membre de l’UNEF à Angers, Arthur Lévêque n’inscrit pas son militantisme « dans la violence ». « Mais on aurait pu s’attendre à pire », estime-t-il, alors que dans sa ville, « les forces de l’ordre étaient en sous-effectif », leur réaction entraînant « la création de plusieurs cortèges ».

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