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Mobilisations sociales : à Paris, Emmanuel Grégoire dénonce des « défaillances de sécurité » au lendemain des violences dans la capitale

· Politics

Boulevard Voltaire, à quelques centaines de mètres de la place de la République, à Paris, une femme, encore ébranlée par les événements de la veille, interpelle Emmanuel Grégoire qui passe devant elle, dimanche 18 octobre dans l’après-midi. « On a eu trois feux dans la nuit monsieur le maire, trois feux ! On est en colère, tout le quartier a eu peur ! », s’époumone-t-elle en ramassant des débris qui jonchent le sol dans un grand sac-poubelle. « Nous aussi, tout le monde a eu peur », lui répond l’élu socialiste, désemparé. Lui-même habitant des environs, il a été durant la nuit aux premières loges des violences en marge des manifestations du samedi 17 octobre, qui ont été particulièrement intenses dans ce quartier du nord-est de Paris.

Ce dimanche, en allant à la rencontre des habitants et des commerçants qui font le bilan des dégâts de leur boutique, il confesse au Monde n’avoir « jamais vu ça ». « C’est bien plus grave que ce qu’il s’est passé pendant les mouvements des “gilets jaunes”. Il y a eu plusieurs incendies volontaires déclenchés dans des pieds d’immeubles avec des habitations au-dessus, on a de la chance qu’il n’y ait pas eu de drame humain », insiste-t-il. Dans le bruit du verre brisé des vitrines sur lequel il marche, il juge qu’« il est encore trop tôt pour faire un bilan » mais l’estime déjà à « des centaines de boutiques saccagées ».

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