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Mort d’Elisa Pilarski : sursis pour son compagnon, euthanasie pour le chien Curtis

Mort d’Elisa Pilarski : sursis pour son compagnon, euthanasie pour le chien Curtis

Christophe Ellul a été condamné jeudi 11 juin à quatre ans de prison avec sursis pour homicide involontaire concernant sa compagne Elisa Pilarski, tuée en 2019 par des morsures attribuées à Curtis, le pitbull de M. Ellul, que le tribunal a ordonné de faire euthanasier. Soulignant que M. Ellul, 51 ans, est responsable d’avoir entraîné Curtis jusqu’à ce qu’il soit « conditionné à l’attaque » et que ce chien est « hors de contrôle », le tribunal a suivi les réquisitions faites par le parquet lors du procès en mars.

Le 16 novembre 2019, Christophe Ellul, 51 ans, avait découvert le corps sans vie de sa compagne de 29 ans lardé d’une cinquantaine de graves morsures canines, dans une forêt au sud-ouest de Soissons. Elisa Pilarski était allée s’y promener avec l’un des chiens de son conjoint, Curtis, un American Pitbull Terrier. Quelques minutes avant sa mort, elle avait appelé à l’aide son compagnon.

Christophe Ellul a longtemps douté de la responsabilité de Curtis, mettant plutôt en cause des chiens de chasse à courre, présents, selon lui, autour du corps de la victime à son arrivée. Une version finalement écartée par l’instruction et les diverses analyses, notamment ADN, toutes convergeant vers le seul Curtis. Le sort en suspens de Curtis, enfermé depuis les faits dans un chenil, a aussi suscité de vives réactions de plusieurs associations de défense des animaux. Plusieurs pétitions réclamant sa « grâce » ont été lancées sur les sites change.org et mesopinions.com à l’issue des réquisitions du parquet en mars. Elles totalisent plus 100 000 signatures cette semaine.

Aujourd’hui âgé de 8 ans et demi, Curtis vit actuellement dans un box de 4 mètres carrés avec accès à une courette de 6 mètres carrés dans un chenil de Haute-Garonne. Partie civile au procès, l’association de protection animale Les Amis de Sam, estimant qu’il pourrait être rééduqué et ainsi cesser d’être dangereux, s’était proposée pour l’accueillir et lui éviter l’euthanasie.

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