Culture

« Naza », le film qui a lancé le premier débat en Israël sur les crimes de guerre à Gaza

« Naza », le film qui a lancé le premier débat en Israël sur les crimes de guerre à Gaza

Il a suffi que Naza soit primé à la Mostra de Venise en septembre (Prix spécial du jury, 25 minutes d’ovation dans la salle) pour que le film soulève, en Israël, le premier débat national sur les crimes de guerre commis par l’armée à Gaza. Ses auteurs, Yuval Abraham et Rachel Szor, ont été surpris par la violence des attaques subies à leur retour, avant même que quiconque n’ait vu leur film.

Des groupuscules ont tenté de s’en prendre à leurs familles et à la rédaction de Yuval Abraham, + 972, un média numérique d’investigation israélien de gauche. Le ministre de la culture a appelé à les déchoir de leur nationalité. Mais le fait véritablement nouveau est que l’Etat a pris le film au sérieux. Une réunion des plus hauts responsables de l’armée lui a été consacrée le 4 octobre, et le chef d’état-major, Eyal Zamir, a pris sa plume pour défendre l’institution, dans une lettre adressée aux soldats. L’armée a encore dévoué un long argumentaire au film, début octobre, visant à démontrer sa partialité.

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