Coaguler les inquiétudes pour surmonter les multiples crises traversées par la presse. Le mot d’ordre était fixé par les syndicats de journalistes, qui avaient appelé à une journée de grève, jeudi 18 juin, et à une manifestation pour « combattre les dangers qui menacent l’information et défendre une information de qualité ».
Le cortège parisien s’est donné rendez-vous sur la place de la Bourse, devant le siège de l’Agence France-Presse. Après avoir coiffé leur casquette et s’être badigeonnés de crème solaire, les manifestants – plus d’un millier selon les organisateurs – s’élancent en direction du Palais-Royal. Pour ouvrir la marche, un cercueil rouge sur lequel est inscrit « Prisma, Bolloré m’a tuer » donne le ton, quand les affiches « Print is not dead », « Ras le bollo », « Non au massacre » enfoncent le clou.
Les collaborateurs du groupe Prisma Media (Télé Loisirs, Voici, Femme actuelle, Capital, etc.) sont venus en nombre pour dénoncer le plan social décidé par Vincent Bolloré, premier actionnaire, à hauteur de 30 %, de Louis Hachette Group. Au total, 261 postes existants sur près de 650 sont concernés par un plan de sauvegarde de l’emploi, soit près de 40 % des effectifs.
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